Eicma 2011 à Milan.

Les sites internet et bientôt les revues spécialisées sont des sources d’informations utiles pour suivre le monde de la moto. Mais de temps en temps c’est bien agréable de faire un petit tour dans les allées d’un salon de la moto pour regarder, toucher et parfois même rêver.

Je vous passe les détails sur le voyage, 12 heures dans un bus c’est pas génial. Mais au moins il n’est pas nécessaire de conduire.

N’ayant pas d’idées préconçues ni de programme particulier, j’ai navigué dans le salon au gré de mes envies, ma visite a donc été décousue mais active (9 heures de visite ça fait mal aux pieds).

L’organisation du salon pouvait paraître incohérente de prime abord avec des stands de tous types au fil des allées, mais avec le recul cela permettait une bonne circulation et parfois de bonnes surprise. Mention spéciale au secteur « vert » avec une mise en avant de technologies électriques séduisantes.

Après un passage dans le secteur « historique » où étaient présentées des motos de rallye de toutes générations je me surprend à visiter le secteur custom, la mode du scrambler a le vent en poupe et ça donne de bien belles créations. Franchement ces motos donnent envie de rouler.

Plusieurs autres présentes sur les stands des constructeurs confirment cette tendance. Les prix sont franchement élevés, mais de toutes façons cela reste dans le domaine du rêve.

Le stand HM présente la gamme 2012 des Honda enduro mais également d’une production locale de petites motos d’enduro séduisantes. Il est dommage par contre de voir l’évolution se limiter à la cosmétique des motos. C’est bien beau de montrer la moto championne du monde et d’affubler les modèles 2012 d’un « Mika Ahola approved » si c’est pour se reposer sur un kit déco et de nouvelles couleurs de plastiques. La présence de la moto d’usine m’inspire d’autres remarques. C’est impressionnant l’écart entre les machines de course et celles livrées aux clients. Non seulement elles regorgent de belles pièces mais même les technologies sont différentes (par exemple l’embrayage, hydraulique sur les HM de course il reste à câble sur les motos de série).

Coté cocorico, de nombreuses de motos de pilotes TT français sont exposées. Celles de Méo sont omniprésentes, cela démontre bien la bonne image de nos pilotes.

Un détour par le stand bondé de Ducati, le temps de poser mes fesses sur une hypermotard en version corsa bien séduisante pour aller au travail par les petites routes. Puis direction Hva/Bmw avec un grand stand commun. Les motos d’enduro sont là mais n’évoluent pas. La nouveauté est sur la route pour Hva, c’est sympa mais quel avenir pour ces concepts ? L’exposition des motos de Méo et Salminen permet encore une fois de douter du bien fondé du concept des 449 en enduro. Etrange de voir les pilotes usine utiliser l’ancien moteur dans l’ancien cadre…

De loin le stand TM donnait envie, franchement j’ai été déçu. Certes il y avait de belles machines de SM avec des pièces dans tous les sens mais l’enduro était bien mal représenté. Heureusement il y avait la 300. Source de nouvelle désillusion, car si de loin la moto est agréable à l’oeil, le tableau se terni avec l’approche. Les plastiques sont mal ajustés, les teintes des plastiques ne sont pas assorties. Par exemple la plaque phare n’est pas du même bleu que le garde boue. Un effet de la pré-série spécial salon ou un manque d’attention à ce genre de détails ?

La foule et le bruit sont fatigants, je passe donc par l’extérieur du salon pour rejoindre d’autres halls. C’est le bon moment pour admirer une session de stunt par Chris Pfeiffer puis une démo mixte trial/sm/quad. J’évite les pistes de présentation de japonaises où les scooter et motos urbaines règnent. Ktm a la bonne idée de faire essayer la 125 Duke sur une piste dédiée. Plus tard dans la journée il y aura même une session de stunt avec cette même moto. C’est bluffant de voir ce que l’on peur faire avec si peu de CV.

Fini de jouer, j’attaque du lourd avec les stands de vraies moto. Bravo à Sherco qui en complément d’une gamme étoffée avec les modèles classiques et racing présentait un superbe concept électrique. Certes il était plus proche de l’exercice de style que de la production, mais cela montre bien que la marque est capable d’innovation.

Déception chez Gasgas avec un stand réduit et des modèles 2012 peu mis en valeur. Le look évolue, espérons que la fiabilité arrive avec un concessionnaire dans la région.

Beta a sorti le grand jeu avec une gamme complète et des modèles Racings bourrés de belles pièces. La 400 continue à coté de la 350. Les trial evo sont également déclinées en versions racing. Mais toujours pas de 2T enduro en vue, il faudra patienter.

Par contre coté motos de loisir il y a largement de quoi équiper les randonneurs ou les jeunes. Il y en a pour tous les gouts et toutes les pratiques. Quel dommage que la diffusion ne suive pas chez nous.

Direction Fantic, les motos sont belles, bien finies et mises en valeur. Je me focalise bien entendu sur la 300/2T, cette moto m’attire franchement, mais dans quel état sera le beau bras oscillant blanc après une saison ? La 125 donne envie de faire un peu de cross.

Malheureusement pas de stand Husaberg, les seules moto de la marque sont exposées sur des stands partenaires de la marque. Cela permet entre autre de voir le peu de modifications apportées aux motos de course. Bien sur il y a de la pièce mais quasiment tout est disponible dans les options du constructeur.

Le stand KTM connait l’affluence des jours de soldes. La présence des pilotes de la marque n’est pas étrangère à la foule mais on y découvre aussi quelques vraies nouveautés. Car si les enduro 2012 roulent déjà dans les chemins les deux freeride présentées sont de vraies attractions. La 350 a l’air aboutie et réfléchie, l’enduro loisir promet d’être sympa avec une telle machine. L’électrique est tout simplement épatante, tout respire la moto de série et je ne vois pas ce qui interdit la commercialisation de cette moto (à part un tarif probablement prohibitif).

L’adventure est toujours aussi belle mais la nouvelle Duke donne une envie de bitume et de départementales.

L’heure tourne, je repasse que certains stands pour regarder des détails, me promène dans les allées l’oeil et l’oreille détournés par les stands de scooters qui rivalisent d’animation et d’hôtesses affriolantes. Gros coup de coeur sur ce sujet au stand LML, un fabriquant de scooter au look classique mais léché, où les hôtesses font preuve d’une distinction particulière. Bien sur jolies elles ont en plus ce petit truc vintage totalement raccord avec les machines qui donne une atmosphère féllinienne au stand.

Voila le temps de me faire dépouiller à un stand de restauration, il n’y a pas d’autre mot vu les tarifs pratiqués, je reprends la route du bus. Une journée fatigante mais bien agréable. A refaire de temps en temps.

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