Enduro des Monts de Vologne – DNF

Un week-end qui commençait pourtant bien, tous les ingrédients d’une course réussie étaient réunis.

A commencer par une bonne bande de potes, un peu déchainés mais si sympathiques.

Ensuite une course variée, avec un tracé technique et usant mais avec des temps bien calculés. Deux spéciales de caractère et des bénévoles avec le sourire.

Le premier CH annoncé comme serré à tapé d’entrée dans les bras, reparti seul après un calage dans les racines j’ai réussi à trouver la bonne cadence pour ne pas me cramer mais avoir une bonne marge de pointage.

Second CH plus long avec quelques bouchons et une SP1 sacrément surprenante, un cocktail de hard et de virages dans l’herbe. Faut de reconnaissance je fais de nombreuses erreurs, principalement en me coinçant dans le premier pierrier. La suite va bien et je me réjouissait déjà du second tour.

Quelques points un peu chaud passent très bien, il faut juste composer avec les motos tankées. C’est d’ailleurs en dépassant des pilotes bloqués que je vais taper un peu fort dans un « gravier vosgien ». Plus de frein pendant quelques secondes puis tout revient. 

Troisième CH annoncé plus roulant, et effectivement il est moins compliqué. On arrive à une belle spéciale qui elle aussi va réserver quelques surprises. De la bonne herbe bien grasse, des marches douces dans tous les sens et sur le haut quelques passages où il faut improviser. Quelques motos sont plantées mais rien de bloquant. Autre surprise, l’arrivée sur des troncs bien placés pour couper les élans. La spéciale est longue, très longue. C’est les bras en feu que je termine après une bourre d’anthologie sur les derniers virages avec un 2T énervé que je pousse à la roue pour trouver le passage. Il finira par prendre le risque de trop et me laisser la porte ouverte pour la fin de spéciale.

Petite pause en sortie pour attendre Nico et nous repartons sereinement. Les temps sont larges, je laisse Nico ouvrir, mais sur un chemin large et sans obstacles un gros bruit de claquement à l’avant m’alerte. Je n’ai plus du tout de frein avant. L’étrier s’est détaché de sa patte de support et pend lamentablement au bout de la durite. Stoppé sur le coté du chemin je ne peux que constater les dégâts. La patte est cassée avec le logement d’une des goupilles arraché. Je tente une réparation sur place, mais impossible de faire tenir l’étrier qui se désolidarise du support au moindre freinage. 

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Seule solution démonter l’attache de durite et « fixer » l’étrier au guidon pour qu’il ne tape pas la roue. C’est donc sans frein que je tenter de terminer le CH. A ce moment on prend pleinement conscience de l’importance des freins sur une moto, le moindre virage devient aléatoire. Pour ce qui est des descentes c’est carrément aléatoire, car dès que j’ose trop toucher au frein arrière c’est la glisse assurée. Dans une longue descente où 3 motos sont plantées je passe en mode slalom géant entre eux, sans pouvoir m’arrêter et en hurlant des excuses. C’est soulagé que j’arrive au CH. Après un rapide tour d’horizon et la recherche vaine de solutions viables je décide la mort dans l’âme de jouer la sécurité en ne repartant pas pour un tour complet sans frein avant.

Je charge la moto pendant que les copains continuent de rouler. Mimi un peu barbouillé de la veille et en manque d’énergie me tient compagnie. Pattes qui a par erreur fait deux fois de suite la boucle A stoppe à son tour.

Maintenant à froid c’est l’heure de la recherche de pièces. Nissin ne semblant pas détailler les pattes de support, ce sera donc soit de l’occasion soit une patte adaptable.

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