Coup de chaud sur Salins-les-Bains.

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Pour la 5ème édition de l’enduro des 2 Forts à Salins les Bains le MC Andelot en montagne avait fort à faire avec une canicule généralisée et plus de 40°C annoncés sur le dimanche. Au programme liaisons simplifiées, spéciales raccourcies et mise à disposition d’eau pour les pilotes.

Arrivés le samedi sur place pour théoriquement reconnaitre les spéciales, nous n’avons décollé du camping et de sa piscine que pour les vérifications administratives et organiser notre ravitaillement du soir. Il faisait décidément trop chaud pour trouver la motivation de marcher quelques km sous le soleil. C’était déjà bien compliqué pour Nico de réussir à faire correspondre les immatriculations entre ses différents papiers.

Après une soirée festive puis une nuit courte (merci les voisins pour la musique et l’animation 🙁 ) nous partons pour le CT où Pattes nous fait la seconde montée de stress avec un phare avant récalcitrant.

Les premiers partent pendant que nous profitons de derniers moments de frais à l’ombre pour se mettre en tenue, notre départ est prévu à 9h52 et je suis déjà couvert de sueur. Les motos sont en place, les secondes s’égrainent et notre départ est donné. J’arrive à rentrer assez rapidement dans la course avec un bon lièvre qui donne le rythme, j’essaie de boire mais le débit d’eau est vraiment réduit, le tube est pincé et ne veut pas rester en position. Pas de solution dans l’immédiat, j’arrive quand même à boire un peu et garde le même rythme.

La spéciale 1 est une ligne en sous-bois, bonne nouvelle pour le soleil mais sans reconnaissance c’est forcément la prudence qui l’emporte. Thierry est parti dans ma roue et je vais cravacher pour ne lui laisser que 12 secondes dans l’affaire.

En sortant de la spéciale je prends le temps de bricoler un peu le tube de la poche à eau mais il ne reste pas ouvert, je dois pomper comme un fou pour boire peu et chaud, pas top.

De retour en liaison je peine à trouver un rythme, cela fait décidément trop longtemps que je n’ai plus roulé en condition de courses. Heureusement qu’il n’y a pas de grosses difficultés et je profite des trop rares bouchons pour boire. J’arrive à la SP2 avec seulement 12 minutes d’avances sur mon temps de pointage, ne connaissant pas du tout la spéciale ni le temps nécessaire. J’y passe plus de 10 minutes, je m’effondre totalement et n’arrive pas à contenir Thierry qui me prends 22 secondes dans l’affaire.

J’arrive au ravitaillement quelques secondes avant mon temps de pointage initial, complètement vidé et sans aucune lucidité. Je joue donc la sécurité en prenant le temps de boire beaucoup et manger un peu. Emilie et Georges sont aux petits soins pour moi, j’arrive à manger un peu mais rien ne descend vraiment. Avec du scotch américain j’arrive à maintenir ouvert le tube de la poche à eau.

Patrick arrive et ravitaillement tranquillement. À partir de maintenant nous allons rouler ensemble. Aucune trace de Pattes qui est encore dans la liaison.

Nous pointons et c’est reparti pour la liaison, au début c’est parfait et j’ouvre la trace sereinement en trouvant un rythme cool, mais rapidement c’est la cata, je n’arrive plus à gérer la moto, je loupe les traces et surtout je roule n’importe comment. Je profite d’un écart pour reprendre mon souffle quelques minutes en attendant Patrick et le laisse ouvrir la trace. C’est bien grâce à lui que j’arrive entier à la spéciale 3.

Ce sera le seul vrai bon moment de moto de toute cette journée, une spéciale superbe tracée dans du pré à vaches, c’est un régal d’y rouler et surtout c’est bien adapté au pilotage à vue. En prime un soucis informatique nous force à faire une bonne pause avant d’entrer dans la spéciale. J’y laisse mes dernières forces, en sortant à l’agonie et n’ayant d’autre solution que de m’allonger temps à l’ombre des arbres.

Toujours guidé par Patrick nous terminons notre tour et s’en sera fini pour nous. L’abandon est un résultat que l’on souhaite toujours éviter, mais la raison doit parfois être la plus forte.

Nous retrouvons Pattes  tranquillement allongé à l’ombre du camion, il a lâché l’affaire un peu avant la SP2 et s’est trouvé un compère d’infortune pour rentrer entier au parc.

Ce n’est qu’après de longues minutes de repos, beaucoup d’eau et un peu de fraicheur que nous trouvons la force d’aller manger un peu. Nico arrive, il a lui aussi pas mal de retard mais il a terminé son tour. C’est ensuite au tour de notre assistance d’arriver, nous annonçant que Ludo et Pat (c’est compliqué il y a 3 Patrick’s dans la bande) sont toujours en course et forcent pour terminer. Ludo arrive content et c’est enfin au tour de Pat d’arriver au milieu des Inters Suisses. Le groupe est au complet et les aucune blessure à déplorer.

Grand bravo à Nico, Ludo et Pat (qui ne fait de l’enduro que depuis quelques semaines) pour avoir bouclé leur tour de circuit. Ils ont été déterminés et prudents.

Maintenant place aux images avec une petite sélection de liaisons.

Et la spéciale 3.

Maintenant il faut reprendre la forme, perdre pas mal de mauvaises habitudes et continuer à rouler pour se faire plaisir. Même si le bilan est bien terne coté moto, il est sacrément positif niveau humain avec une assistance au top, des potes qui gardent le sourire dans toutes les circonstances, le plaisir de revoir du monde et surtout une assistance au top niveau ! Merci les potes, un weekend avec vous, c’était un super cadeau d’anniversaire.

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