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CET – Bussang / Saint-Maurice dur dur.

Ce soir les jambes sont encore bien lourdes et la fatigue bien présente. Cette manche du Cannondale Enduro Tour 2019 aura montré mes limites tant techniques que physiques.

Le trajet sous les nuages et dans la brume se termine par une arrivée dans la purée à La Jumenterie d’où s’élancera la course.

Après les formalités administrative puis un petit café croissant offert par l’organisation c’est la mise en tenue dans le frais. Sans expérience de cette course, on hésite sur le nombre de couches…

Briefing puis c’est le départ avec la première spéciale pour échauffement.

SP1 : on utilise une grande partie de la piste permanente bleue du bikepark. C’est franchement agréable à rouler, j’arrive à m’amuser mais impossible ou presque d’oser lâcher les freins. En tout cas la trace est ludique et elle donne envie de revenir dans le coin.

Les pluies des derniers jours ont rendu pierres et racines bien glissantes, mais heureusement il y a quasiment toujours un appui en bas du virage pour tourner sans toucher les arbres 😉

Première liaison tranquille, mais avec tout de même 420 m de D+ en 5,5 km. Après la spéciale on monte tranquillement au train histoire de garder quelques forces car on nous a annoncé que les liaisons suivantes seront épiques.

SP2 : un sentier de marcheurs, avec de belles lignes droites et des épingles bien fermées. J’ai malheureusement pas bien mémorisé le briefing et même dans les lignes droites je reste à l’affut du piège qui ne viendra jamais.

J’arrive à bien me placer sur les épingles à gauche mais ça passe moins bien vers la droite. Je m’en sors avec le sourire et sans chute. J’ai presque envie de remonter…

Le seconde liaison pour remonter à La Jumenterie était annoncée longue et pénible, c’est en effet 7,4 km et 480 m D+ avec plusieurs passages à pousser le vélo pour passer roches et racines.

Heureusement le ravitaillement est copieux. La petite crêpe Nutella fait du bien. On ne s’éternise pas car la température n’est que de 13° C et qu’un petit vent vient glacer la peau.

SP3 : ça commence comme la SP1 puis bifurcation vers une trace rouge bien plus engagée. Pour moi plusieurs passages sont carrément hard-core et j’y passe en mode survie.

On retrouve Patrick en bas de la spéciale et après une petite pause c’est parti pour la dernière vrai liaison de la journée. Au programme la montée à la Tête de la Bouloie et surtout les mètres de D+ droit dans la pente.

L’énergie est au plus bas et les pauses de plus en plus fréquentes. Le dernier km est fait en poussant le vélo. Mais que dire du final, où en 330 mètres on prendre 72 m de D+ !!!
Tout le monde pousse, les visages sont tirés et les vélos bien lourds.

Enfin le sommet. On reprend tout doucement un peu de lucidité avec la s’élancer dans la dernière spéciale. Mais l’eau, les barres ou autres aliment sont sans effet. J’ai laissé mes dernières forces dans la montée.

SP 4 : on s’élance sur une piste technique mais annoncée amusante. Si effectivement les premiers virages donnent le sourire, les crampes me font vite déchanter. Je me bloque sur un gros passage technique et passe à pied. Le reste se fait en mode limace. J’arrive heureusement à m’amuser sur quelques passages quand les cuisses se débloquent. Je suis tellement sur la retenue que mes freins sont eux aussi à l’agonie.

En point bonus, je me prends ma seule chute de la journée en sortant de la spéciale. Une belle glissade dans l’herbe pour ponctuer la journée.

On se pose un peu et hop derniers coups de pédale pour rejoindre la salle de Saint-Maurice où nous rendons les puces avant de profiter de la buvette.

Total de la journée : 34 km et environ 1500 m de D+. Et surtout un bon coup de vélo en agréable compagnie. Heureusement que les potes sont là pour donner des petits coups de fouet quand ça va mal. Mention spéciale à mon compère Toff, mais encore plus à Florent qui nous a bien souvent attendu, au Team MN Bike toujours souriant et de bonne humeur même dans la douleur et à Patrick pour l’assistance et les encouragements.

Après quelques années avec un moteur, c’est compliqué de passer à l’enduro vtt. Oser se lancer dans les spéciales avec un pilotage à l’aveugle cela complique encore les choses. Mais on ne va rien lâcher, il reste au moins 3 courses au programme de cette saison.

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