Qui dit nouveau vélo dit forcément nouveaux pneus. Convaincu des bienfaits du tubeless et souhaitant des pneus européens*, c’est donc vers Continental et ses TERRA SPEED en 700×35 que je me suis orienté.

D’après les différentes sources d’information, ces pneus sont annoncés comme bien équilibrés entre usage route et gravel pas trop engagé.

Ils sont montés sur mon GRAXX avec des roues Fulcrum Rapid Red 300, j’ai utilisé du liquide préventif Muc-Off et les valves tubeless fournies avec les roues.

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En complément du VTT, j’ai souvent eu envie de rouler sur la route pour aligner un peu plus de distance, redécouvrir des chemins moins techniques et privilégier les paysages avant la pente.

Mais entre les pistes cyclables mal conçues ou peu entretenues, les routes où la cohabitation avec les voitures est aléatoire et la tendance globale à la recherche de performance, les tentatives se sont soldées par des déconvenues.

Pour ne pas rester sur un échec je tente une nouvelle expérience avec un gravel. Pour ceux qui ne sont pas au fait de la mode cycliste, c’est un mix entre un VTC et un vélo de route. Les pneus sont plus larges, la géométrie moins sportive et la position plus orientée confort.

Ma monture est un GRAXX de chez Origine, une marque française offrant des configurations de vélo sur mesure via un outil en ligne facile d’accès et performant.

Sur un cadre carbone viennent se greffer un groupe Shimano GRX800 en 2×11, des roues Fulcrum Rapid Red 300 chaussées de Continental Terra Speed en tubeless, des périphériques Ritchley et mes pédales Look X-Trax EN-Rage +.

Le vélo n’a pas été pesé, mais venant d’un vtt enduro ou d’un vélotaf single speed en acier c’est léger et réactif entre les jambes.

Pour les premières sorties je ne me suis pas contenté de chemins de vigne, de piste cyclable et d’un peu de route, j’ai carrément tenté des chemins plus techniques, parfois à la limite du VTT.

Prochaine étape allonger les sorties pour de nouvelles découvertes et bosser les jambes pour réussir à suivre les copains.

Le blog est resté sans nouvelles pendant un an, mais je n’ai heureusement pas arrêté de rouler. Si la moto d’enduro est restée trop souvent inactive j’ai continué à m’amuser au guidon du Rocky et j’ai abondamment testé divers vélos avant de craquer pour un VTTAE avec une assistance légère.

Mise à jour du garage

Depuis début juillet je suis officiellement propriétaire d’un Levo SL qui me ravi tout en m’aidant bien à suivre les copains énervés, en forme, plus jeunes ou les 3 en même temps.

Il cumule 720 km pour le moment et j’y ai accroché une plaque dimanche dernier pour une découverte de l’enduro avec Léo.

Le Rocky approche des 1 800 km et après une bonne révision va probablement partir pour de nouveaux horizons. Le SL étant si agréable à emmener même sans l’assistance que je ne ressens pas le besoin d’avoir un autre VTT orienté enduro.

Si je ne tiens pas compte du vélotaf qui me conduit le plus souvent possible à la gare et au boulot, le dernier craquage en date est un Gravel carbone.

GRAXX devant l'eau

A son guidon je découvre les joies de la route et redécouvre des sentiers trop sages pour les VTT. Quand la prise en main sera terminée et que les jambes seront adaptées j’ai envie de me lancer dans de petits trips en mode bivouac seul ou en famille.

Des projets moins précis

L’année précédente, sous l’impulsion des potes j’ai découvert les joies de l’enduro vélo en liberté ou entre des banderoles, cette année après avoir régulièrement partagé des sorties avec Léo et malgré les contraintes sanitaires j’ai pu continuer à rouler mais sans participer à des épreuves organisées.

La question de 2021 reste bien sur ouverte mais il y a déjà des envies plus ou moins précises.

  • Je vais retourner dès que possible sur une course en mode chrono ou découverte avec Léo.
  • Avec le gravel je vais progressivement repousser mes limites de distance, même si j’ai conscience qu’elles sont plus liées à ma condition qu’a d’autres éléments.
  • Pourquoi pas se prendre au jeu de sorties sur plusieurs jours…

A quelques jours de l’enduro des Abbesses, les dernières informations arrivent et annoncent une belle journée de course.

Nous allons partir pour 30 km avec 6 spéciales dont une urbaine.

Le dénivelé est annoncé pour 1200 m, avec autant de négatif que de positif car les points de départ et d’arrivée sont identiques.

Pour cette dernière course de la saison, nous allons nous retrouver dans les derniers partants avec Xavier et Toff. Ce sera l’occasion de renouer avec les musculaires après ces tests magiques en VTTAE.

et cela sent bon pour trouver une configuration qui me convient.

Coté Griffus, la bonne tendance se confirme et ils sont passés sur plusieurs de mes traces de référence. Il ne leur manque plus qu’une sortie humide (la météo me dit que c’est pour bientôt) et éventuellement un coup de gros bike-park pour avoir fait le tour de mes besoins.

Il ont maintenant 90 km et 3200 D+ dans les carcasses et sont comme neufs.

Les sensations au roulage sont bien sécurisantes et même sur les grosses pierres de notre « DH Cailloux » ils sont restés efficaces.

Je vais continuer de collecter des infos car ces pneus vont rester en place pour la prochaine course dans les Vosges.

Coté pédales c’est du bon également. Après le test de différents modèles prêtés par le magasin MN Bike à Chatenois, j’ai craqué pour des Look X-Track EN-RAGE Plus. Je retrouve donc la facilité de clipsage que j’avais apprécié sur les EN-RAGE classique avec l’ajout d’une plateforme et de picots qui me seront utiles dans les passages où je ne suis pas encore assez confiant pour passer pieds attachés.

Accessoirement, j’ai profité d’un peu de temps libre sur le week-end pour passer le vélo de Léo en tubeless, raccourcir un poil ma durite de frein arrière et purger les TRP. Je ne compte pas le temps de mécanique sur les BMX et le vélotaf de madame, sinon je vais avoir l’impression de n’avoir rien fait d’autre 😉

C’est ma lubie du moment, j’ai remonté des pédales automatiques sur le VTT. Au début c’était juste comme ça, pour voir ce que cela donnait car le précédent test en février n’avait pas été concluant et j’avais rapidement remonté les pédales plates pour les sorties « engagées » (comprenez casse-gueule).

Et après une première sortie dans la roue de Xavier avec les Time Attack Z-Strong, décidé à persévérer dans de bonnes conditions, je passe chercher quelques conseils chez MN Bike. Et comme rien n’est plus probant qu’un test, ils me confient deux paires.

J’ai commencé par les Look X-Track En-Rage. Ces pédales ont déjà pas mal roulé et présentent des marques d’usage classique. Elles sont réglées assez fermes alors que les autres pédales, des Shimano XT Trail sont réglées plus souples.

Premier constat, elles sont précises à l’accroche et franches pour déclipser.

Au pédalage rien à dire, elles font le job. J’ai du un peu ajuster la position des cales sous les chaussures pour trouver le bon équilibre.

Petite partie technique en montée, je suis encore sur la défensive et je déclipse par sécurité quand la roue attrape une ornière. L’appui sur la pédale sans clipser n’est pas idéal et je dois poser pied à terre, je pense que les versions plus avec la grande cage et les picots doit régler ce problème.

C’est maintenant l’occasion de constater que les cales SPD sont un poil moins gênantes que les cales Time pour la marche. Un bon point qu’il faudra confirmer par la suite.

Départ en côte sur terrain glissant, il faut vite clipser sous peine de perdre le contrôle du vélo. C’est naturel et je trouve facilement et à chaque fois la bonne position. C’est légèrement plus intuitif qu’avec les pédales Time.

En descente c’est pareil, tant que le pied est bien clipsé c’est net et précis, la libération est naturelle, mais à nouveau dans un passage sans clipser c’est compliqué de trouver un appui sécurisant.

Maintenant que tout est réglé, place à un vrai test avec un bon tour all-mountain voir même enduro si l’occasion se présente.

PS. le test des Griffus continue bien entendu et chaque sortie apporte son lot d’informations. Maintenant les deux roues sont en Tubeless et j’ai trouvé les pressions qui me conviennent.

Grâce au site 26in.fr et ses tests privés j’ai réceptionné un train de pneu Hutchinson Griffus en 29″ afin de les tester dans mes conditions classiques de roulage.

Les pneus attendaient sagement dans leur carton et j’en enfin trouvé le temps et l’envie de les monter à la place de mes Maxxis de référence.

Au premier contact, la gomme qui est annoncée différenciée est bien tendre sur les cotés et à peine plus ferme au centre. Compliqué de se faire une idée fiable, mais cela promet du grip.

Pour l’avant je monte le 2.5 à la place d’un DHF EXO/TR également en 2.5, si le pneu s’installe facilement sur la jante (RaceFace AR30) il a un peu de mal à claquer même avec le préventif et je dois passer une cartouche de co2 à défaut de compresseur.

A l’arrière où il va remplacer un Aggressor 2.3 EXO/TR c’est encore pire et après avoir tenté le coup avec deux cartouches de co2 je me résout à monter provisoirement une chambre à air.

Le profil et la taille des pneus est très proche des Maxxis, donc pas de surprise bonne ou mauvaise. L’arrière est un peu plus massif que l’Aggressor et se compare plus au DHF que j’utilise également. Cela tombe bien pour le test, je vais avoir des points de comparaison.

Premier roulage en reprenant les pressions que j’utilise habituellement sur les Maxxis.

En venant de l’Aggressor ça colle un peu à l’arrière, mais un peu moins qu’avec le DHR. Je commence par du roulant puis une petite montée au train. Jusque là rien à dire, mais franchement c’est tellement sec en ce moment que ça passerait avec n’importe quels pneus.

Premier secteur descendant avec du large défoncé d’ornières où il ne reste qu’une petite portion de chemin pour rouler en sécurité. Les pneus guident bien et tiennent dans le dévers.

On attaque le single suivant, l’avant est précis sans marquer de gros points par rapport au DHF que je connais par coeur. Un passage en dévers sur des racines sèches permet de vérifier que le grip est là. Le pneu semble plus travailler sur la gomme sans s’affaisser, il me donne une bonne impression de précision.

RAS pour l’arrière, il est dynamique dans la relance et efficace au freinage.

C’est reparti pour une montée où effectivement le Griffus est manifestement plus lourd à entrainer que l’Aggressor, mais comme je suis monté en chambre alors que l’Aggressor était en tubeless je vais devoir attendre pour avoir une opinion définitive. Il semble quand même mieux rouler que le DHR.

Un peu de jardinage en montée, le grip est bien là et pas de dérobade sur les pierres sèches ou les racines.

C’est reparti pour une descente avec une belle longue relance au milieu (sinon c’est pas drôle). Je suis en confiance et dans des conditions de grip pourtant limite (terre bien sèche, graviers par endroit et brindilles) les pneus sont précis et me permettent de placer le vélo correctement.

Je remonte vers une autre trace et dans un dernier chrono perturbé par la fréquentation du chemin j’ose lâcher les freins autant qu’avec mes pneus classiques. Aucun piège ni mauvaise sensation.

Pour terminer du jardinage dans un chemin défoncé avec pierres coupantes, épine, branches cassées et autres éléments perturbateurs. Rien à signaler ça tient au sol.

Je rentre à la maison satisfait de cette prise de contact. (18,7 km / 560 D+).

Petit rappel du contexte du test.

Rocky Mountain Instinc BC en taille L.
Roues d’origine : RaceFace AR30 asymétriques 30 mm de largeur interne
« Pilote » 1,80m 90 kg niveau intermédiaire.
Usage all-moutain / enduro

Après l’été il est bon de reprendre de bonnes habitudes en tapant dans le physique avec une petite course. Les années précédentes j’avais un moteur, mais maintenant j’ai décidé de compter sur les muscles.

L’enduro de Giromagny c’est au final 5 superbes spéciales avec des passages parfois bien tendus et une terre qui joue à cache cache avec des pierres et quelques racines. Des liaisons longues, particulièrement la remontée vers la SP4 et SP5 où je n’ai pu que marcher. Un ravitaillement avec des gaufres et une bonne bande de potes.

Petites péripéties mécaniques avec Toff qui casse un morceau de shifter dans la SP1, Kévin qui fait de même avec sa chaine toujours dans la SP1, il fera d’ailleurs la SP2 sans chaine en courant dans les relances…

Dans la SP3 je passe par l’avant dans un pierrier et non content de taper casque, coude et épaule j’arrache mon levier de frein arrière et tord l’avant… Heureusement je limite la casse en continuant de rouler grâce à un bricolage maison qui me laisse un peu (mais bien trop peu…) de frein arrière.

Je dois vraiment travailler le « pilotage » à vue, car je manque énormément d’engagement et de confiance. Maintenant que l’enduro de Guebwiller est annulé, la prochaine course sera l’enduro des Abbesses.

L’enduro de Giromagny approche et le stress recommence à monter.

Au programme du dimanche 5 spéciales variées avec de la terre bien moelleuse. Bien sur de l’enduro à l’ancienne avec aucune reconnaissance des spéciales et toutes les liaisons sont à faire sur le vélo.

Format Rallye – liaisons à vélo : 5 spéciales, 35km, 1750m D-, 1250m D+

Pour cette course nous élargissons le groupe en accueillant à nouveau Florent qui avait roulé avec nous à Bussang et Xavier notre partenaire régulier qui était avec nous à La Bresse.

Teaser WTB® – Enduro De Giromagny

Alerte Video >> Vous n'arrivez plus à dormir, vous tremblez en regardant votre dream machine, pas de doute vous êtes en manque… — Votre dose annuelle de signletrack moelleux et de bonne ambiance arrive dans moins de 20 Jours… Prêts pour le WTB® – Enduro De Giromagny 2019 ? Pour vous faire patienter on vous a préparé un maxi cocktail des meilleurs moments de 2018. – Réalisation : Pierre Henni — #EndurodeGiro #TheGirosevent #WTB ION Bike France WTB Transition Bikes ANVL Components RACE COMPANY Shimano-MTB Slicy Smith KS USA Algorigin Northwave Bell Bell Bike Helmets France Squirt Cycling Products France

Publiée par Giromagny Enduro Team – MTB sur Mercredi 7 août 2019

La vidéo et les différentes images donnent envie, mais le plus important sera finalement la grande question : et toi tu veux quoi sur tes gaufres ?

et toi tu veux quoi sur tes gaufres .

Si vous passez dans le coin samedi, rendez-vous sur le Pumptrack dès 15h pour des courses à l’ambiance folle.

En passant dans mon magasin préféré, au détour d’une conversation je me retrouve avec un super vélo de test pour le week-end. Un Rocky Mountain Altitude PowerPlay C70, donc avec un bon moteur d’assistance…

Pour vous le présenter c’est un vélo annoncé pour un programme Aggressive Trail, monté en roues de 27,5″, motorisé par une solution maison et suspendu par du Fox.

Le vélo est un peu particulier, car l’atelier MN Bike est parti d’une version 2018 en lui faisant profiter de tous les upgrades 2019 coté moteur et contrôleur.

J’avais un peu joué avec le Kenevo d’un pote et même loué un VTTAE lors des dernières vacances, ce n’est donc pas une pure découverte de l’électrique mais plutôt l’essai d’un nouveau vélo.

Après un micro tour de réglage c’est parti avec Patrick pour un tour full électrique. Rapidement le vélo montre un visage totalement différent de ceux que j’avais essayé précédemment. Le moteur et vif, il ne demande qu’a pousser avec un couple fort, voir même dérangeant.

Sur les singles le 1er mode (éco) suffit à passer partout, un petit coup de sélecteur et hop ça grimpe encore plus fort. Le mode turbo est à réserver pour les conditions extrêmes où il faut trouver de la ressource.

La partie cycle est joueuse et dès que ça roule il n’y a plus d’inertie. On consomme assez vite le débattement mais jamais je n’ai l’impression de talonner.

Ce premier tour se termine avec 25 km et 1000 D+. La batterie annonce encore 20% d’autonomie quand le Kenevo n’a plus que 15%.

Un coup de charge et c’est reparti pour un tour sans attendre que les batteries soient à 100%. C’est du roulant avec Caroline pour reconnaitre une rando pédestre pour le lendemain. On jardine un peu dans les grimpettes, on relance et on revient par du chemin large. A nouveau 25 km au compteur avec seulement 540 D+.

Je n’ai le vélo que pour quelques jours, j’en abuse donc dès le lendemain avec un tour en mode « goret ». C’est beaucoup de mode 2 voir même du turbo pour boucler du D+ et faire tomber des PR et accrocher mon premier KOM…

Lundi, dernier jour, je dois rendre le vélo demain. Malgré la journée pénible et les jambes lourdes c’est reparti pour un tour de défoulement express. J’en profite pour chercher de nouvelles traces et sortir des sentiers habituellement pratiqués en musculaire.

Bilan de ce test, 93 km et 3000 D+ en 3 jours… Je serais bien incapable de faire ça sans l’assistance. Mais surtout j’ai découvert une nouvelle forme de pratique à base de tours courts mais intenses. C’est idéal pour aller chercher 3 ou 4 descentes en fin de journée sans avoir forcément le temps ni les jambes.

Le moteur est un bon complément qui permet également de palier un écart de forme lors d’une sortie mixte VTT / VTTAE.