Quand on pratique des sports de nature et dans le cas présent le VTT, les bobos font partie du jeu. On dit même souvent que c’est le métier qui rentre.

La dernière chute en date est à mettre au compteur de mon fils ainé. Juste la « carrosserie » qui est rayée mais un peu de soins quand même pour optimiser la cicatrisation et bannir l’infection potentielle.

A la maison c’est facile, car au fil du temps et des aléas, on a constitué une pharmacie bien fournie. Mais quand il s’agit de partir en vacances ou en week-end la trousse de secours est incontournable.

Dans notre trousse vous allez donc trouver :

  • 4 x 2 petites compresses stériles 5 x 5 cm
  • 4 x 2 grandes compresses stériles 10 x 10 cm
  • 8 compresses nettoyantes stériles pré-imbibées
  • 2 Steri-strips
  • 3 dosettes de sérum physiologique
  • 2 bandes type velpeau
  • 1 bande cohésive (qui colle sur elle-même sans coller à la peau)
  • 1 petit rouleau de sparadrap
  • 20 pansements adhésifs « étanches » de tailles diverses
  • 1 couverture de survie
  • 1 pince à épiler
  • 1 paire de ciseaux qui coupe bien
  • 2 paires de gants
  • 1 tire-tiques
  • 1 petit savon
  • 20 euros

Avec ça on peut traiter la majorité des bobos courants en vtt et assurer le retour à la maison. Il ne faut bien sur pas oublier les basiques, à savoir une carte du secteur, un téléphone « solide », les outils de base dans le sac à dos et de quoi grignoter sucré pour remonter le moral après la chute.

Par expérience la trousse de secours agit comme le kit de réparation. A l’image des rustines, on a étrangement moins de chance d’en avoir besoin quand on y a pensé…

Et comme dise les amis d’enDHurobike « ridez bien, ridez safe ».

Les supports livrés avec mon GPS Garmin sont certes solides voir même pratiques dans certaines circonstances, mais ils s’avèrent inadaptés à mon VTT.

La version de base se fixant sur la potence n’est carrément pas adaptée et la version déportée qui se fixe au guidon ne place pas le GPS dans la position idéale.

Je me suis donc attaqué à une nouvelle version de support, adaptés à mes souhaits et contraintes.

  • guidon de 35mm
  • potence courte
  • souhait d’avoir le vtt au centre de la potence
  • possibilité de soulever facilement le support pour vérifier les serrages
  • compatible avec l’attache « rapide » du GPS

Voila donc le résultat de cette modélisation réalisée avec OnShape.

Modèle 3D

L’impression sera confiée à ma Prusa MK3. Pour des raisons de cout, mais également de vitesse et de stock, les premiers protos sont réalisés avec du filament PLA blanc.

Le support a été validé lors de sorties d’entrainement et même en course à Bussang lors du Cannondale Enduro Tour.

Prochaine étape, impression d’une version finalisée en PETG noir pour plus de solidité et de discrétion.

Ce soir les jambes sont encore bien lourdes et la fatigue bien présente. Cette manche du Cannondale Enduro Tour 2019 aura montré mes limites tant techniques que physiques.

Le trajet sous les nuages et dans la brume se termine par une arrivée dans la purée à La Jumenterie d’où s’élancera la course.

Après les formalités administrative puis un petit café croissant offert par l’organisation c’est la mise en tenue dans le frais. Sans expérience de cette course, on hésite sur le nombre de couches…

Briefing puis c’est le départ avec la première spéciale pour échauffement.

SP1 : on utilise une grande partie de la piste permanente bleue du bikepark. C’est franchement agréable à rouler, j’arrive à m’amuser mais impossible ou presque d’oser lâcher les freins. En tout cas la trace est ludique et elle donne envie de revenir dans le coin.

Les pluies des derniers jours ont rendu pierres et racines bien glissantes, mais heureusement il y a quasiment toujours un appui en bas du virage pour tourner sans toucher les arbres 😉

Première liaison tranquille, mais avec tout de même 420 m de D+ en 5,5 km. Après la spéciale on monte tranquillement au train histoire de garder quelques forces car on nous a annoncé que les liaisons suivantes seront épiques.

SP2 : un sentier de marcheurs, avec de belles lignes droites et des épingles bien fermées. J’ai malheureusement pas bien mémorisé le briefing et même dans les lignes droites je reste à l’affut du piège qui ne viendra jamais.

J’arrive à bien me placer sur les épingles à gauche mais ça passe moins bien vers la droite. Je m’en sors avec le sourire et sans chute. J’ai presque envie de remonter…

Le seconde liaison pour remonter à La Jumenterie était annoncée longue et pénible, c’est en effet 7,4 km et 480 m D+ avec plusieurs passages à pousser le vélo pour passer roches et racines.

Heureusement le ravitaillement est copieux. La petite crêpe Nutella fait du bien. On ne s’éternise pas car la température n’est que de 13° C et qu’un petit vent vient glacer la peau.

SP3 : ça commence comme la SP1 puis bifurcation vers une trace rouge bien plus engagée. Pour moi plusieurs passages sont carrément hard-core et j’y passe en mode survie.

On retrouve Patrick en bas de la spéciale et après une petite pause c’est parti pour la dernière vrai liaison de la journée. Au programme la montée à la Tête de la Bouloie et surtout les mètres de D+ droit dans la pente.

L’énergie est au plus bas et les pauses de plus en plus fréquentes. Le dernier km est fait en poussant le vélo. Mais que dire du final, où en 330 mètres on prendre 72 m de D+ !!!
Tout le monde pousse, les visages sont tirés et les vélos bien lourds.

Enfin le sommet. On reprend tout doucement un peu de lucidité avec la s’élancer dans la dernière spéciale. Mais l’eau, les barres ou autres aliment sont sans effet. J’ai laissé mes dernières forces dans la montée.

SP 4 : on s’élance sur une piste technique mais annoncée amusante. Si effectivement les premiers virages donnent le sourire, les crampes me font vite déchanter. Je me bloque sur un gros passage technique et passe à pied. Le reste se fait en mode limace. J’arrive heureusement à m’amuser sur quelques passages quand les cuisses se débloquent. Je suis tellement sur la retenue que mes freins sont eux aussi à l’agonie.

En point bonus, je me prends ma seule chute de la journée en sortant de la spéciale. Une belle glissade dans l’herbe pour ponctuer la journée.

On se pose un peu et hop derniers coups de pédale pour rejoindre la salle de Saint-Maurice où nous rendons les puces avant de profiter de la buvette.

Total de la journée : 34 km et environ 1500 m de D+. Et surtout un bon coup de vélo en agréable compagnie. Heureusement que les potes sont là pour donner des petits coups de fouet quand ça va mal. Mention spéciale à mon compère Toff, mais encore plus à Florent qui nous a bien souvent attendu, au Team MN Bike toujours souriant et de bonne humeur même dans la douleur et à Patrick pour l’assistance et les encouragements.

Après quelques années avec un moteur, c’est compliqué de passer à l’enduro vtt. Oser se lancer dans les spéciales avec un pilotage à l’aveugle cela complique encore les choses. Mais on ne va rien lâcher, il reste au moins 3 courses au programme de cette saison.

Dernière ligne droite avant Bussang / Saint-Maurice où nous allons rejoindre les participants au Cannondale Enduro Tour.

Après une dernière sortie pour le plaisir et un coup de badminton pour la sueur, place maintenant au lavage de vélo et au repos pour arriver avec des batteries suffisamment chargées au Ballon d’Alsace dimanche matin.

Nous aurons le plaisir de côtoyer Florent, bien sur pour rester entier je vais même pas tenter de le suivre, mais ce sera amusant de le revoir dans ces circonstances.

J’ai également profité de quelques moments de calme pour refaire mon support de GPS qui n’avait pas du tout apprécié la dernière cabriole.

Le premier proto a été imprimé en PLA Blanc, je vais ajuster quelques réglages et passer au noir (PLA ou PETG) pour la version définitive.

Vous le savez, j’adore l’impression 3D pour les cotés ludiques et utiles. Mais trouvez du bon filament à un tarif raisonnable n’est pas toujours évident.

Après avoir testé divers produits premium ou low-cost j’ai maintenant identifié les filaments qui vont bien pour mes différents besoins.

Pour tout ce qui est déco, essais ou autres impressions sans grande contraintes mécaniques, le PLA est idéal. A condition d’avoir bien sur d’avoir un fil de qualité constante et facile à imprimer.

Quand il faut plus de performances mécaniques, par exemple pour mes supports GPS ou autres pièces destinées au VTT j’utilise du PETG. Ce filament un peu plus compliqué à imprimer offre une très bonne résistance aux chocs ainsi qu’aux UV. En prime il est compatible avec le contact alimentaire. C’est avec ce PETG que j’ai imprimé mes inserts pour plaque phare pour la moto d’enduro.

Pour en venir au fournisseur, CharlyMoto Racing est également utilisateur d’imprimante 3D et vient d’ouvrir une nouvelle boutique en ligne charly3d.fr où il propose des filaments sélectionnés pour leurs qualités à des prix bien placés.

Charly3D est le distributeur exclusif en France de 3DFiL une marque d’origine Tchèque. Le stock est basé en France, donc les envois sont rapides et efficaces.

Mon produit coup de coeur pour les impressions techniques : le PETG noir. alors que pour les prototypes et les bricolages je préfère le PLA blanc ou orange.

Une nouvelle course en approche avec le Cannondale Enduro Tour de Bussang.

Le profil de la journée annonce la couleur, ça va piquer dans le D+ et filer vite dans le D-.

Pour le moment c’est du sans faute côté météo, avec un peu de chance il en sera de même dimanche.

Objectif avoué : ne pas tomber…

Pendant que les copains les plus courageux sont partis rouler à La Semoy on s’est fait une petite sortie de préparation entre potes.

Une bonne longue montée, super variée et avec de belles traces qui aident à faire passer la douleur de la pente. Ensuite un superbe point de vue qui porte bien son nom.

J’ouvre la descente avec une première alerte sans conséquence dans les roches. Xavier prend le lead pour me montrer ses traces mais doit passer par la case crevaison / réparation au pied du site d’escalade.

On attaque à nouveau, avec un rythme sacrément élevé, malheureusement je juge mal une trajectoire et prend une ornière bien profonde et sale qui me jette au sol à 40 km/h….

Je reste un peu sonné par l’impact mais heureusement à part quelques griffes sur la peau et le vélo pas de casse. Le casque à bien tapé, j’entends encore le bruit de l’impact.

Après une petite pause bien nécessaire on termine la descente et on reprend le D+ pour aller chercher une crête si ludique.

Les herbes hautes et le souvenir de l’impact aident pas. Je descend donc en mode rando sans oser lâcher les freins.

Retour à la cool mais un peu dans le gaz quand même. Il va falloir se calmer pour les prochaines.

Quel plaisir de chercher le flow sur une belle trace et de lâcher les freins à la poursuite d’un PR.

Mais parfois il faut rester lucide…

D’abord le contexte : une descente connue que j’ai fait découvrir à mon compère quelques jours plus tôt et où il a déjà failli se bourrer dans un virage aveugle à gauche.

Cette fois ci, il ouvre la piste. Après avoir allumé les frontales on se lance, non sans avoir évoqué les fameux deux virages qu’il faut respecter.

Sans lunettes je dois le laisser filer quand soudain je vois sa lampe qui éclaire dans ma direction. C’est mauvais signe et effectivement il est bien à l’envers.

Arrivé à bloc dans le virage il a bien tenté d’ouvrir une nouvelle trace, mais cela ne passait pas. C’était donc une belle et franche sortie de piste.

Heureusement sur ce coup là c’est un avertissement sans conséquence. Après quelques minutes de bricolage pour redonner de l’étanchéité à son pneu avant on peut repartir.

Nous sommes de retour avec un énorme sourire de cette belle journée de vélo entre potes. Au programme le Michelin Enduro des Hautes Vosges en mode découverte.

Le concept est génial : pouvoir rouler sur les mêmes liaisons et spéciales que les « grands » sans la pression du chrono ni la seconde journée à enchainer.

Briefing et départ sous un soleil radieux qui ne nous quittera pas de l’après-midi.

Première liaison à la cool avec un sacré coup de cul que l’on va passer en poussant le vélo. Heureusement la spéciale 1 donne franchement le sourire, de belles traces bien variées avec juste ce qu’il faut d’engagement pour ne pas être en mode rando.

Mode découverte oblige, on prend le temps de dépasser les pilotes en perdition, de toutes façons il n’y a pas de chrono 😉

Seconde liaison plus soft avec des chemins bien larges. On longe une partie de la spéciale où une longue relance est annoncée.

Départ chaotique avec des pilotes bloqués dans les premières difficultés, un bouchon s’est formé mais bien heureusement tout le monde passe sans bobo. La relance est dans le dur, il faut appuyer sans se cramer. Ensuite c’est reparti pour un tour de manège sur des traces encore plus variées. C’est carrément la plus belle spéciale de la journée.

Un petit tour de télésiège plus tard, nous sommes au départ de la SP3. C’est une combinaison de diverses pistes du bikepark. Super fun à rouler avec des appuis bien formés et un grip agréable.

On termine en profitant de la bière offerte avant de rentrer tranquillement.

Tout s’annonce pour le mieux à l’approche de la date fatidique.

La météo est annoncée clémente avec même du beau soleil pour profiter des traces et des paysages.

Bonus de dernière minute, Xavier se joint à nous, ce sera donc à 3 que nous jouerons sur les trails Haut-Vosgiens.

On va commencer avec un départ groupé à 16h15 pour rejoindre à la pédale le départ de la spéciale 1. La liaison est annoncée pour 35 minutes, 230m de D+ en 6,5 km.

La SP1 sera la moins technique, idéal pour une mise en route.

Ensuite seconde liaison de 260 D+ en 5,5 km avant d’attaquer une SP2 plus technique et physique. Le niveau annoncé à 4/5 peut faire peur autant pour la technique et le physique. Mais l’avantage de l’option découverte c’est qu’on a pas la pression d’un chrono ni le stress de bouchonner un pilote qui chercherait le chrono.

Dernière liaison en télésiège pour attaquer la SP3, également classée 4/5 en difficultés techniques et physiques.

L’objectif est d’être de retour avec le sourire pour l’apéro offert par l’organisation sur le front de neige.