Enduro du plateau 2018

Cette année le MC Besançon – Gonsans remet le couvert après un enduro kids magnifique. Ils sont généreux et organisent donc une course pour les « grands ».

Au programme un tour composé de deux grandes boucles bien variées, deux spéciales dont une juste à coté du parc coureur et surtout village enduro, ce point central où on retrouve l’essentiel de la course.

Pour plein de raisons, bonnes et moins bonnes je fais le déplacement sur la journée. Le réveil à 4h15 pique un peu, heureusement tout est chargé et je peux filer sur la route quasi déserte.

6h50 je suis sur le parc, les contrôles sont une formalité vite expédiée, maintenant il me reste à patienter et j’en profite pour papoter avec les potes que l’on croise trop rarement.

Nous sommes posés à l’entrée du parc et les véhicules ne vont plus bouger de la journée.

Avant la course

La journée va commencer réellement avec mon départ à 9h44 pour se terminer en théorie à 16h34.

Dès le premier CH l’ambiance est donnée, les traces sont variées et il faut rester concentré pour rester sur les roues. Les fameuses pierres blanches du coin sont encore humides et je commence à regretter les pneus usés. Heureusement la Yam est tolérante et m’aide bien à trouver la motricité. Première zone hard, je me lance en passant entre les chicanes mobiles. Le reste du CH file en tapant dans les bras mais les sensations sont bonnes et le plaisir de rouler permanent.

Arrivée à la SP1 : départ sur des oeufs car il reste quelques traces d’humidité et je pas repéré. C’est une superbe alternance de prairie bien tracée et passages dans les bosquets. C’est très amusant à rouler.

CH1 : pas mal de temps d’avance pour faire le plein, manger un peu et se décontracter. Tout le monde à le sourire.

Le second CH commence doucement, on y retrouve de jolies grimpettes et toujours autant de sous-bois. Quelques descentes dans les pierres donnent des frayeurs et je passe quelques minutes à aider à sortir une moto d’un trou. Si les temps sont aussi larges qu’au CH1, pas de raison de se prendre la tête avec le stress de la montre. 

Arrivée à la SP2 : je ne l’ai pas reconnue non plus, mais tout le monde annonce des passages un peu techniques. Je m’élance donc en mode prudence découverte. La prairie offre du bon grip, mais effectivement il faut rester vigilant lors des passages dans les bois. Il y a moyen de perdre énormément de temps ou même de se faire mal. Elle est bien différente de la SP1, encore plus variée et tout aussi agréable à rouler.

Encore un peu de liaison pour finir le CH et c’est le retour au parc. Avec le temps passé à aider et en entrée de spéciale pour souffler il reste plus de 10 minutes de marge pour ravitailler. Le calcul est donc correct.

J’attaque le second tour en baissant volontairement le rythme, en prenant bien le temps de souffler et en m’appliquant à rouler le plus souple possible. En effet avec les marges de temps du premier tour cela ne sert à rien de se cramer dans les bois. Il n’y a plus de marshal dans le hard mais cela passe d’autant mieux qu’il n’y a personne de tanké. 

A nouveau la SP1, cette fois ci je ne suis pas très lucide et je me vautre en beauté sur les pneus en face de la buvette. Bravo pour le spectacle gratuit…. Le reste est top, avec notamment une belle bourre dans la prairie avec un 2T énervé. Un petit bouchon de Nico à l’entrée du sous bois m’oblige à improviser une trace et à nouveau gaz pour un maximum de plaisir. La petite 250/4T est un régal dans ces conditions.

Encore 20 minutes d’avance, les bras tirent un peu, le genou va bien mais c’est l’épaule qui me joue des tours avec l’engourdissement des doigts et le pouce qui tétanise.

Pas de quoi stresser, la fin est proche. J’aborde le dernier CH sur le même rythme, rouler souple et ne pas se bloquer. Cela marche bien dans la liaison, par contre dans la SP2 je me mélange un peu dans les trajectoires et les rapports. Donc quelques calages mais pas de chute. 

La dernière portion fait mal, j’ai consommé la majorité de mon énergie et en prime j’ai un peu tapé le pied dans la SP2. Je termine en serrant les dents sans prendre de vrai plaisir à rouler, mais l’arrivée est là.

Photo de grouper

Après la photo de groupe on charge les motos et direction buvette pour la traditionnelle mousse de fin de course. Les participants ont le sourire et les compliments sont nombreux pour les organisateurs.

C’est à n’en pas douter l’une si ce n’est la meilleure course de la saison. Un tracé idéalement varié avec des temps assez larges pour permettre à tous de respecter les villages et conserver de la courtoisie dans les chemins. Deux spéciales magnifiques et des bénévoles souriants et sympathiques. Si l’année prochaine je ne dois faire qu’une seule course, ce sera celle organisée par le MC Besançon – Gonsans !

Quelques vidéos avec les deux spéciales en intégralité et un peu de liaison sont en ligne ici.

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